Développement.

Making-of #1 | «Take five»

Kodak a longuement forgé l'inconscient collectif à croire que la photographie s'arrêtait à la prise de vue: «clic-clac Kodak». Pourtant, les deux tiers de mon travail photographique se passent en postproduction. La chambre noire troque sa chimie contre de l'électronique, mais le procédé reste le même. 

À l'image d'un sculpteur, où la prise de vue définirait mon matériau, et sa qualité. La taille, elle, vient ensuite: choix de l'orientation du travail, sélection des images en conséquence, et finissage. Le procédé est le même dans les deux cas: choisir sa forme, enlever le superflu, ne garder que l'essentiel, et l'affiner. Autant que possible.